n° 135, mercredi 12 décembre 2012

Publié le par pastoral

Ce jeudi à 20h30 au prieuré, vous êtes tous invités au prieuré  pour préparer les liturgies de Noël.
 
Mgr PERRIER
 
« Avant l’heure, c’est pas l’heure ! »
 
Quand vous lirez ces lignes, l’Avent sera déjà bien avancé. Noël ne sera plus très loin. Mais, s’il en est encore temps, que ce soit pour vous-même, pour les familles, pour les écoles catholiques, les catéchismes ou les aumôneries, ne faites pas comme si nous étions déjà au 25 décembre.
 
La logique commerciale est compréhensible : arriver le plus tôt possible, arriver les premiers, sur le marché des cadeaux. C’est la même logique que celle des medias qui veulent être les premiers à diffuser le scoop. Eventuellement, ils doivent ensuite rectifier, parce que l’information était bidon.
 
Depuis quelques années, nous sommes invités à vivre « Noël autrement ». C’est très bien. Un peu plus de sobriété ne nuit pas à la joie.
 
Le Secours Catholique et bien d’autres organisations nous invitent à des gestes de fraternité, de partage. Et c’est encore très bien. Noël est un bon moment pour se rappeler la parole de Jésus : « si vous aimez ceux qui vous aiment et faites des cadeaux à ceux qui vous les rendront, c’est mieux que rien, mais ce n’est pas l’Evangile. Le Samaritain s’est fait le prochain d’un inconnu et il n’est pas dit qu’une fois guéri, le blessé sera reconnaissant envers son bienfaiteur.
 
Mais si nous voulons vivre un Noël chrétien, il nous faut aussi respecter le temps de l’attente. Pas de Noël avant l’heure. Sinon, Noël sera vécu comme une fin et non comme un début. Les lampions de la fête s’éteindront rapidement, quitte à se rallumer, brièvement, dans la fête assez factice du 31 décembre.
 
Le temps de l’attente est chargé d’espérance. Dans la nuit de Noël, notre Mère-Eglise sera dans la joie « parce qu’un homme est venu au monde » (Jean 16,21). Un homme singulier : Dieu fait homme. Mais nous sommes en attente, avec confiance.
 
Si nous brûlons la joie de Noël avant Noël, nous nous laissons gagner par l’esprit du monde. Noël sera de plus en plus banalisé, et tout le monde sera perdant. Les lumières de l’Avent s’appellent Isaïe, Jean-Baptiste et la Vierge Marie. Pour l’instant, laissez le Père Noël tranquille, le temps de remplir sa hotte.
 
 
 Mgr Jacques Perrier
 
Idée  de sortie : Lavardens
 
expo santons de Provence, c'est à Lavardens dans le Gers
 

Publié dans Au fil du jour

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