"Haloween et moi"

Publié le par Ensemble paroissial Pibrac et Brax

"Haloween et moi"
Haloween et moi
 
Je le dis d’emblée : je n’aime pas du tout cette “fête”.
Elle est apparue en force en France il y a un peu plus de vingt ans, et reprend de l’ampleur il me semble ces derniers temps. Comme tous les enfants, les miens désiraient prendre part à ce carnaval macabre. J’ai résisté de toutes mes forces, n’ayant aucune envie de les voir se grimer en démons et ennuyer tous les voisins en sonnant chez eux pour quêter des bonbons sous la menace, ce qui me semblait le comble de la désinvolture.
Dans les années 2000, étant dans une profonde refonte de ma vie sur la base de la foi chrétienne, j’ai très mal vécu cette intrusion du démoniaque dans notre culture. La foi au Christ en perte de vitesse dans les sociétés occidentales cédait le pas à cette fascination pour l’ostentation du laid, du macabre, de l’effrayant, du commercial. Je correspondais à l’époque avec un vieux moine bénédictin dont l’ardente prière me soutenait dans mon intense combat spirituel. Je me souviens de lui avoir parlé de la déferlante Hallloween en lui envoyant, pour lui en donner une idée, une page de catalogue publicitaire dédiée aux horreurs qui se vendent à cette occasion. Il en avait été effaré, lui, caché entre les murs de son monastère, qui combattait chaque jour contre le mal du monde et de l’âme par sa prière sans répit.
Il faut être inconscient de ce qu’est le combat spirituel pour estimer anodine cette banalisation du culte de l’horreur et des esprits mauvais. Pour moi, en 2000, luttant de toutes mes forces contre l’esprit contraire qui cherchait par tous les moyens à faire échouer ma foi et à discréditer mes inspirations spirituelles, je savais ce qu’était le démon, celui qui existe, et je ne riais pas du tout de le voir ainsi célébré. Tout mon entourage minimisait : “Mais détends-toi, les enfants s’amusent, ça ne fait de tort à personne, c’est une fête amusante !” Non, je ne pouvais adhérer. Cette horrible célébration de la laideur et de la méchanceté occultait complètement la Toussaint, confondue déjà par beaucoup avec le jour des défunts. Les saints du Ciel se voyaient complètement ignorés au profit d’entités des ténèbres ne portant qu’au désir d’effrayer autrui, de lui soutirer quelque chose et de se glorifier soi-même de sa laideur supérieure. Quelle tristesse, quel égarement dans un monde en perte de repères !
Alors ce soir, oui, les enfants du quartier vont défiler, sonner à ma porte, quêter des bonbons avec la complicité de leurs parents. Mais qui leur enseignera un jour les valeurs de l’Evangile ? Qui les mettra en garde contre les puissances obscures pour leur éviter plus tard les tentations du spiritisme, de l’ésotérisme voire du satanisme ? Qui leur fera voir que l’amour du prochain et l’abnégation sont préférables à la quête pour soi-même et au désir de surpasser autrui en vice, en provocation, en malfaisance ? Qui leur fera comprendre que l’Adversaire existe bel et bien en tant qu’ennemi juré du Christ et de sa Parole ? Qui empêchera cette banalisation rampante du mal et de l’horreur qui parvient déjà à corrompre la candeur de nos enfants ?
Tous aujourd’hui savent ce qu’est la fête d’Halloween. Et presque plus aucun ce qu’est la fête de tous les Saints.
Véronique Belen
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