Passera, passeras pas…

Publié le par Ensemble paroissial Pibrac et Brax

Passera, passeras pas…

Passera, passeras pas…


Désolé d’être toujours focalisé sur la pandémie que nous avons à subir. Mais pendant que quelques milliers de manifestants s’opposent au vaccin et au passe sanitaire au nom de la liberté je ne peux que m’interroger : Quelle liberté ? Celle qui consiste à ne concevoir que son propre bien-être avec des critères tout à fait subjectifs ou bien celle de ne surtout pas prendre soin de son prochain ?


En termes chrétiens (Bien sûr nous ne sommes pas majoritaires dans notre société mais cela ne nous empêche pas d’avoir notre mot à dire) nous avons deux commandements : Aimer Dieu et notre prochain comme nous-même…. Je ne peux pas cautionner ces manifestations au nom de ma foi et, avec mon confrère Père Christophe, aumônier de l’Oncopôle et des cliniques, je me rends compte de l’état de l’urgence sanitaire.


Dieu merci, si je peux me permettre, le Pape François ces jours-ci a pris position en direction des populations d’Amérique Latine, mais cela vaut tout autant pour nos sociétés occidentales : « Vacciner avec des vaccins autorisés par les autorités compétentes est un acte d’amour et contribuer à ce que la plupart des gens soient vaccinés est un acte d’amour… Se vacciner est un moyen simple mais profond de promouvoir le bien commun et de prendre soin les uns des autres… Je demande à Dieu que chacun de nous puisse apporter son petit grain de sables, son petit geste d’amour ».


Pendant ce temps, des catastrophes humanitaires se déroulent en Haïti, à Madagascar, en Afghanistan, bien loin de nos petites préoccupations occidentales. Là aussi, passera ou passera pas ? L’aide humanitaire pour tous ceux qui ont tout perdu, et l’accueil de tous ceux qui fuient une idéologie que je qualifierai de diabolique ? Je me souviens de ce qui s’est passé au Cambodge dans les années 70 lorsque tout un peuple qui voulait fuir les Khmers rouges a été abandonné et a subi les exactions que nous savons. Maintenant c’est une autre idéologie qui veut imposer ses dictats, encore plus abjecte parce qu’elle se réclame de Dieu. Et en même temps nous avons cette succession de catastrophes naturelles qui nous alertent sur l’état de notre maison commune, la Terre.


Alors, lutter contre une pandémie, lutter contre l’obscurantisme, lutter pour la préservation de la planète, … Pour moi, au nom de ma foi… Même combat. Même si je ne suis que le petit colibri qui apporte sa goutte d’eau avec ce qu’il est.


Fraternellement

P. Gérard Delom

Bulletin de la Paroisse des Pradettes (Toulouse)

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