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Publié par pastoral

CHIENS PERDUS SANS COLLIER !

 

Quinze jours séparent la journée mondiale de la Paix (le 1°janvier), de celle du Migrant et du Réfugié (le 15 janvier). Pas le temps de laisser refroidir l’appel lancé par le pape François pour faire de la non-violence active le fer de lance des combats pour la paix. Il demande aujourd’hui de réagir devant la situation dramatique des Migrants mineurs, vulnérables et sans voix, emportés par les vagues des réfugiés.

Comme d’habitude, François n’y va pas par quatre chemins. Il présente les conditions d’existence dramatiques imposées à ces jeunes. Il faudrait avoir le cœur bien dur pour rester insensible à leur situation. Et l’être aussi pour rester les bras ballants au prétexte de ne pouvoir rien faire. La tragédie est d’autant plus scandaleuse pour les chrétiens qu’ils viennent de fêter Jésus, nouveau-né, et d’entourer d’affection et de tendresse leurs enfants pendant les fêtes de fin d’année. Certes le message du massacre des innocents fit très vite planer sur la douceur de la Sainte Famille, l’horrible menace d’une violence sans nom. Une infamie qui traverse les siècles. Ses formes actuelles, toutes plus scandaleuses les unes que les autres, gangrènent l’humanité. Qui n’est bouleversé devant les yeux hagards d’enfants rescapés des bombardements et chassés loin de chez eux. Avec leurs parents ? Pas toujours ! Les morts, les blessures graves, les aléas de l’exode font de beaucoup des orphelins voués à l’errance. Condamnés à une triple peine ! Celle de d’émigrés, traversant des épreuves bouleversantes ; celle d’étrangers dans les pays dits d’accueil - ou aux quatre coins du monde - , soumis au mépris et à l’exclusion ; celle de mineurs confrontés, souligne le pape, à des menaces exécrables : l’exploitation perpétrée par des gens sans scrupules aux dépens de nombreux enfants contraints à la prostitution ou pris dans le circuit de la pornographie, asservis dans le travail des mineurs ou enrôlés comme soldats, impliqués dans le trafic de drogues et dans d’autres formes de délinquance, forcés à la fuite par des conflits et par les persécutions, avec le risque de se retrouver seuls et abandonnés. Ceci entraînant cela ! Et François de stigmatiser une fois encore les aberrants fléaux provoqués par la course effrénée vers des gains rapides et faciles : l’exploitation et l’abus de mineurs qui échouent aux plus bas niveaux de la dégradation humaine.

Une étonnante et réconfortante capacité de résilience se manifeste pourtant chez ces jeunes. Leur insouciance naturelle prend souvent le pas sur les pires épreuves, soutenant une foi tenace en la vie devant soi. Mais cette forte espérance, chevillée au plus intime des enfants, ne saurait tempérer ni l’indignation devant les malheurs qui les affectent, ni le devoir de lutter conter eux. La gravité de la situation et de ses conséquence prend un surcroît d’intensité face aux aux besoins bafoués de présence et  d’affection, d’amour parental, attendus pas ces jeunes en particulier dans les passages les plus difficiles. Être privé de tendresse, ne pouvoir être choyé, écouté, consolé … blesse gravement aux premiers âges de la vie. Et les dommages s’étendent encore avec la privation d’apprendre ensemble à lire, à écrire … et même de jouer. Faudrait-il accepter sans bouger que les droits et les rêves des mineurs soient déchirés par les griffes du mal pour les enfoncer dans le malheur et dans la délinquance ?

Des associations existent. Bénévolats et compétences s’y associent au service des mineurs. Resterions-nous insensibles à leurs appels ?

 

 

dagras.michel@neuf.fr